Ces vacances pascales ont été l’occasion de faire une visite à Barcelone. La cité catalane, au-delà de la sangria et des ramblas, possède aussi un magnifique musée d’archéologie dont les collections peuvent grandement intéresser les reconstituteurs que nous sommes.

En effet, si le musée couvre une période très large, allant du paléolithique à l’occupation wisigothique (haut-moyen-âge), il consacre une très large part de ses pièces à la période antique, avec un accent sur les Celtibères de la Catalogne, région comprise dans la zone d’influence laténienne. Il est donc possible de trouver en parallèle des pièces du pur style continental avec des pièces typiques de la méditerranée.

Une des vitrines montre ce phénomène de façon très claire en plaçant côte à côte une falacta ibère et une épée longue à double tranchant laténienne. La falcata se reconnait aisément de part sa forme recourbée, qui provient du kopis grec, arme méditerranéenne par excellence. Il convient de noter que les Celtibères catalans avaient une préférence pour l’épée laténienne.

Pour rester dans le domaine des épées, une trouvaille de la neapolis d’Empùries (située sur la côte Nord de la Catalogne), ne peut manquer d’attirer l’attention. Il s’agit d’un dépôt d’épées de type laténien, semblables à celles utilisées dans nos régions. Celles-ci sont encore dans leurs fourreaux et elles ont été retrouvées avec leurs anneaux de suspension, donc probablement déposées avec leurs ceintures. Cette découverte permet de réaffirmer l’influence profonde de La Tène sur cette région.

 

Si les épées sont les armes les plus prestigieuses, il ne faut pas oublier que la majorité des guerriers celtibères étaient principalement armés de la même manière que chez nous, à savoir d’une lance et d’un bouclier. Ces boucliers pouvaient être de deux types: rond, typiquement ibère, et laténien, comme le montrent diverses images.

Pour conclure, la visite de ce musée permet d’ouvrir nos horizons sur l’influence de la culture de La Tène au-delà de nos frontières et de voir comment celle-ci se mélange avec les populations locales. Sur les dernières images, quelques illustrations de guerriers présentés par les celtibères de la Catalogne eux-mêmes, où il est possible de remarquer les différents attributs des deux cultures.

 

Photos prise par Joël Demotz au musée d’archéologie de Catalogne